Maillot de bain menstruel : comparatif, prix et guide d’achat
Chaque année en France, 4,5 milliards de protections hygiéniques jetables finissent à la poubelle. Une femme en utilise entre 10 000 et 12 000 au cours de sa vie, générant en moyenne 5,3 kg de CO2 par an. Et chaque tampon ou serviette met jusqu’à 500 ans à se dégrader. Face à ce constat, les alternatives lavables gagnent du terrain. Après les culottes menstruelles, le maillot de bain menstruel permet de nager pendant ses règles sans protection jetable.
Mais toutes les marques ne se valent pas. Voici un comparatif pour y voir clair.
Comment fonctionne un maillot de bain menstruel

Le principe est le même que celui de la culotte menstruelle, adapté au milieu aquatique. La zone d’entrejambe intègre trois couches techniques superposées :
- Couche drainante (en contact avec la peau) : généralement en coton bio ou fibre de bambou, elle évacue l’humidité vers l’intérieur pour une sensation de sec
- Noyau absorbant : il capte et retient le flux menstruel. La plupart des modèles absorbent l’équivalent de 1 à 3 tampons, soit 5 à 15 ml
- Membrane imperméable : en PUL (polyuréthane laminé), elle empêche toute fuite vers l’extérieur et bloque l’eau de la piscine ou de la mer
L’innovation récente réside dans les joints en silicone intégrés aux coutures de l’entrejambe. Ces barrières antifuites empêchent l’eau de saturer la zone absorbante et le sang de se diluer dans l’eau. C’est ce qui distingue un vrai maillot menstruel d’un simple maillot doublé.
Le maillot n’absorbe le flux que hors de l’eau. Une fois immergée, la pression de l’eau ralentit naturellement l’écoulement. Le maillot prend le relais à la sortie du bassin.
Comparatif des marques
Voici les principales marques disponibles en France, avec leurs données vérifiées sur les sites officiels.
| Marque | Prix | Fabrication | Absorption | Certifications | Modèles |
|---|---|---|---|---|---|
| Réjeanne | 45 à 119 € | France | Léger à abondant | OEKO-TEX | 1 pièce, bas, bikini |
| Elia | 49 à 115 € | France | Léger à moyen | Non précisé | 1 pièce, 2 pièces (réversible) |
| Smoon | 45 à 89 € | Tunisie | Léger à moyen | OEKO-TEX | 1 pièce, bas, enfant |
| So’Cup | 39 à 63 € | Tunisie | Léger à moyen | Non précisé | 1 pièce, bas |
| Moodz | 25 à 45 € | Portugal | Léger à moyen | Non précisé | 1 pièce, 2 pièces |
| Sisters Republic | 39 à 91 € | Maroc | Léger à moyen | OEKO-TEX | 1 pièce, bas |
| Blooming | 45 à 89 € | Maroc | Léger à moyen | Non précisé | 1 pièce, bas |
Deux marques fabriquent en France : Réjeanne et Elia. Réjeanne est aussi la seule à proposer des modèles pour flux abondant, ce qui la distingue pour les règles les plus intenses. Côté budget, Moodz est la plus accessible avec des bas à partir de 25 €.
Comment choisir
Selon votre flux. Pour un flux léger à moyen, toutes les marques conviennent. Pour un flux abondant, vérifiez que le modèle est prévu pour : seules quelques marques (Réjeanne, Herloop) proposent une absorption renforcée. Dans ce cas, le maillot reste un complément, pas un remplacement total de protection.
Selon la coupe. Le une pièce offre plus de maintien et de couverture. Le bas seul est plus économique et se combine avec n’importe quel haut de bikini. Certaines marques proposent des tailles hautes qui couvrent mieux la zone absorbante.
Selon le budget. Comptez 35 à 60 € pour un bas seul, 50 à 120 € pour un une pièce. C’est un investissement, mais un maillot menstruel dure 2 à 3 ans avec un bon entretien, soit l’équivalent de 200 à 300 tampons évités. La réglementation sur les substances chimiques dans les textiles évolue : l’interdiction des PFAS en France concerne aussi les traitements déperlants de certains vêtements techniques.
Entretien et durée de vie
Un maillot menstruel bien entretenu dure 2 à 3 ans, soit environ 50 à 80 utilisations.
Après chaque utilisation, rincez le maillot à l’eau froide jusqu’à ce que l’eau soit claire. Passez-le ensuite en machine à 30 °C maximum, cycle délicat, sans adoucissant (l’adoucissant bouche les fibres absorbantes et réduit l’efficacité). Séchage à l’air libre uniquement : le sèche-linge abîme la membrane imperméable.
Entre deux baignades dans la même journée, un rinçage rapide à l’eau froide suffit. Le maillot peut être reporté immédiatement.
Pour limiter l’impact écologique des produits jetables, investir dans un maillot lavable est un geste simple qui s’inscrit dans une démarche plus large de réduction des déchets.
FAQ
Le maillot de bain menstruel fonctionne-t-il vraiment dans l’eau ?
Oui, mais il n’absorbe pas activement pendant la baignade. La pression de l’eau freine naturellement le flux. Le maillot agit surtout à la sortie de l’eau, quand l’écoulement reprend. Les joints en silicone empêchent les fuites dans les deux sens. Pour une baignade de 1 à 2 heures en flux léger à moyen, c’est fiable.
Peut-on porter un maillot menstruel toute la journée à la plage ?
Pour une journée complète, prévoyez un deuxième maillot de rechange si votre flux est moyen à abondant. La capacité d’absorption (1 à 3 tampons) convient pour quelques heures, mais pas pour 8 heures continues. Alternez avec une culotte menstruelle quand vous n’êtes pas dans l’eau.
Combien coûte un maillot de bain menstruel ?
Entre 25 et 120 € selon la marque, la coupe et la fabrication. Un bas seul démarre autour de 35 €, un une pièce entre 50 et 120 €. Les marques fabriquées en France (Réjeanne, Elia) sont en haut de la fourchette. Sur 3 ans d’utilisation, le coût revient à moins de 0,50 € par baignade.
Le maillot menstruel sent-il mauvais ?
Non, à condition de le rincer à l’eau froide après chaque utilisation. Les odeurs viennent de la stagnation du sang au contact de l’air. Un rinçage immédiat et un lavage en machine régulier suffisent à éviter tout problème. Évitez de le laisser sécher en boule dans un sac.
Mise à jour de l’article : 19 février 2026